Comment trouver du travail et se débrouiller seule quand on part à l'étranger sans argent ?

Elle est arrivée en Australie avec 200 euros. Une semaine après, elle avait deux emplois.

Partir seule à l'étranger, sans réseau, avec très peu d'argent : c'est une peur commune à beaucoup de monde. Solène Castex, aujourd'hui business partner pour dirigeants et entrepreneurs, l'a vécu concrètement à Melbourne, à ses débuts.

Le point de départ : 200 euros et un matelas à rouler chaque matin

Arrivée en Australie, Solène se retrouve avec très peu d'argent en poche. Une amie lui propose de l'héberger dans sa colocation, à une condition : partir tous les matins à 8h et ne revenir que le soir, pour ne pas se faire repérer par le propriétaire. Chaque jour, elle roule son matelas, sort, et passe ses journées à démarcher des restaurants et à éplucher les petites annonces du journal. En une semaine, elle trouve deux emplois : un poste de jour dans une sandwicherie, un poste de nuit à faire la plonge.

Ce n'est pas une anecdote isolée. C'est le point de départ d'un parcours qui l'a menée, des années plus tard, à accompagner des dirigeants d'entreprise sur leur communication, leur marketing et leur leadership.

Pourquoi cette expérience a changé sa vision de la confiance

Solène décrit une enfance marquée par un manque de confiance en elle, mais aussi par une capacité à ne jamais faire les choses à moitié une fois lancée. Cette combinaison — la peur et l'action malgré la peur — revient tout au long de son parcours : départ en Australie à 19 ans sans expérience de l'avion, puis dix ans au Canada où elle construit sa carrière dans des environnements professionnels très différents des codes français.

Elle explique que la confiance ne s'est jamais construite par la disparition de la peur, mais par l'accumulation d'expériences où elle a dû se débrouiller. Chaque situation difficile traversée est devenue une preuve, à elle-même, qu'elle savait trouver des solutions.

De la débrouille à l'accompagnement des dirigeants

Après plusieurs années dans des postes salariés au Canada, marquées par un épuisement progressif malgré des responsabilités croissantes, Solène se forme au yoga et à la pleine conscience — d'abord pour elle-même, puis pour l'intégrer en entreprise. Ce chemin la conduit aujourd'hui à accompagner des dirigeants de TPE et PME sur leur stratégie de communication, avec une approche centrée sur l'individu autant que sur la structure de l'entreprise.

Son positionnement actuel repose sur une conviction simple : les entrepreneurs qui construisent des systèmes calqués sur les méthodes de quelqu'un d'autre, sans qu'ils soient en accord avec eux-mêmes, finissent par s'épuiser ou par voir leur activité retomber. Elle privilégie des stratégies alignées avec qui est réellement la personne, plutôt que des recettes standardisées.

Ce qu'on peut retenir de son parcours

Ce que Solène partage n'est pas une méthode pour supprimer la peur avant de se lancer. C'est la preuve qu'on peut agir avec la peur, et que chaque situation surmontée devient une ressource pour la suivante — que ce soit un déménagement à l'autre bout du monde ou le lancement d'une activité.

Retrouvez l'intégralité de cet échange, où Solène revient sur son parcours entre le journalisme, le Canada et l'accompagnement d'entrepreneurs, dans l'épisode complet de Flow & Cash Flow.

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